Objets ethographiques

Les objets ethnographiques regroupent les objets fabriqués par des humains de toutes cultures, géographies et temporalités. Ainsi leurs technologies de fabrications et les matériaux constitutifs peuvent être multiples et très divers, induisant des processus d’altérations plus ou moins rapides et destructifs. La multiplicité des matériaux constitutifs des objets ethnographiques peut mener à une collaboration avec d’autres professionnel(le)s de la conservation-restaurations.

Avant d’envisager des traitements, il est parallèlement primordial d’avoir une connaissance approfondie des utilisations passées ainsi que des valeurs et des significations sociales qui sont encore aujourd’hui attribuées aux objets ethnographiques. En effet, certains objets ont été modifiés au gré de pratiques ancestrales, de traditions issues de populations lointaines/méconnues, ou peuvent encore être actuellement reliés à des cultes religieux. L’examen de ces objets permet de déterminer les changements liés au vieillissement naturel des matériaux constitutifs, les altérations accidentelles, et les modifications témoignant de leur utilisation. En fonction, les changements d’aspect liés à d’éventuelles restaurations sont consciencieusement évalués avec le mandant afin d’établir une démarche pour la bonne conservation des objets tout en préservant les informations significatives de leurs histoires et nécessaires à leur étude et utilisation actuelle.

De plus, les objets ethnographiques patrimonialisés sont représentatifs de l’intérêt, porté par les explorateurs, scientifiques et collectionneurs, à la compréhension des modes de vie de différentes cultures à travers le temps. Le contexte de récolte peut influencer l’appréciation actuelle de ces objets et les propositions de traitement, notamment s’il s’agit d’objets témoignant de pratiques passées aujourd’hui éthiquement controversées.

Objets archéologiques

Les objets archéologiques correspondent aux vestiges enfouis issus de l’activité humaine, découverts lors de fouilles archéologiques ou de manière fortuite. À l’instar des objets ferreux pouvant développer des gangues de corrosions volumineuses, les objets archéologiques subissent des modifications physico-chimiques pouvant les rendre méconnaissables et fragmentés. Le travail du conservateur-restaurateur est de permettre l’étude de ces objets par les archéologues. Cela peut impliquer un dégagement des dépôts et des corrosions des objets métalliques, une stabilisation physico-chimique pour stopper au maximum les cinétiques d’altérations et remonter les objets en cas de casse, ainsi qu’identifier, documenter, et préserver les restes organiques. Le nettoyage et le dégagement des objets archéologique étant définitifs, il est nécessaire de travailler en étroite collaboration avec les archéologues afin de ne pas perdre à tout jamais des informations essentielles à leur étude.

S’il s’agit d’objets d’intérêt majeur, des traitements visant à faciliter leur compréhension générale ou mettre en valeur leur esthétique peuvent être mis en œuvre.